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Francesco – Notre présent

(ou peut-être simplement ce que je peux appeler aujourd’hui l’Amour)

Lausanne · 25 Avril 2025

Trouver les mots justes pour décrire notre relation est tout sauf simple.
C’est aussi pour ça qu’aujourd’hui, je choisis de ne pas vous parler de là où nous vivons, de ce que nous faisons, ou de à quoi ressemble notre quotidien à Lausanne. Peut-être qu’un jour, je vous le raconterai.
Aujourd’hui, j’ai envie de dire ce que signifie, pour moi, aimer. Parce qu’au fond, c’est exactement ce qu’est notre relation.

Nos amis — et même Francesco parfois — disent qu’on est “le couple parfait”.
Chaque fois que j’entends ça, une partie de moi se crispe.
Ceux qui me connaissent vraiment le savent : je ne suis pas quelqu’un de sûr de soi. J’ai tendance à me dévaloriser, à douter de moi, et je peine souvent à voir ma propre valeur.
Mais en même temps, je crois en l’objectivité. Je suis consciente de mes capacités. Et quand je veux vraiment quelque chose, je trouve presque toujours un moyen d’y arriver.

Je crois en la volonté, en les choses concrètes, plus qu’en la perfection.

Et c’est peut-être pour ça que ce mot — “parfait” — me semble si étranger.
Parce que la perfection n’existe pas.
Ni en moi, ni en nous.
Et surtout, pas dans l’amour.
Une relation ne devrait jamais chercher à être un modèle.
Elle ne devrait ni vouloir inspirer, ni prétendre à l’idéal.
Une relation, c’est deux personnes, deux histoires, deux mondes, qui choisissent chaque jour d’avancer ensemble.
Et ça, c’est la nôtre.
Pas meilleure, pas pire. Juste la nôtre.

C’est pourquoi ce troisième article ne veut pas raconter “notre histoire”.
Il veut parler de l’amour. Ou en tout cas, ce qui le représente pour moi.

On dit souvent qu’avant d’aimer quelqu’un, il faut s’aimer soi-même.
Je n’y ai jamais vraiment cru. Pour moi, c’était le contraire.
Aimer Francesco a été plus simple qu’apprendre à m’aimer moi.
C’est lui qui m’a rappelé que j’en étais capable. Que l’amour, au fond, je le connaissais déjà.

Aimer au sens profond : cette capacité de se sentir pleine, même quand on est vide.
La force de dire “je suis là”, même quand on veut fuir.
L’amour, c’est se sentir vulnérable mais en sécurité.
Fragile, mais jamais seule.
Se sentir vue, comprise, même quand on est en morceaux.
C’est quand il te regarde sans vouloir changer une seule chose.
Quand la colère ne fait pas peur, mais ouvre le dialogue.
Quand tu te sens sur le point de tomber, et au lieu de tomber, tu es portée.
L’amour, c’est apprendre que les périodes sombres ne sont pas à fuir, mais à traverser.
Et que même quand ça fait mal, tu n’es jamais vraiment seule.

Aujourd’hui, en écrivant ces lignes, je suis en plein dans un de ces moments sombres.
Et c’est précisément pour ça que je comprends ce que veut vraiment dire aimer.
C’est facile d’aimer quand tout va bien.
Quand les sourires sont simples, et que le temps passe vite.
Mais quand l’âme est une balançoire d’humeurs, quand on se sent épuisée, nerveuse, mélancolique… c’est là que ça se voit.

C’est là que l’amour devient choix.
Présence.
Courage.
Aimer, dans ces moments, c’est rester, même sans force.
Consoler, même quand on a besoin de réconfort.
Devenir refuge, même quand on cherche juste le silence.

Lui, avec son cœur calme, qui a su apaiser mes tempêtes.
Qui m’a appris que cette petite peur, je la sentirai toujours tant que je l’aimerai.
Même s’il me montre, chaque jour, que je n’ai aucune raison d’en avoir.

C’est ça, pour moi, l’Amour.
C’est ça, notre relation.
C’est lui. Francesco.